Rambouillet rive gauche
Le blog des élus d'opposition PS-PC et apparentés
A plusieurs reprises dans ces colonnes, nous avons évoqué la situation du logement à Rambouillet. La faiblesse de l’offre et son coût particulièrement élevé oblige les ménages les plus modestes à quitter notre commune. Il est donc de plus en plus difficile de se loger à Rambouillet. Et ce n’est pas le parc du logement social qui peut inverser cette tendance. Ce dernier, dont l’essentiel fut construit entre les années cinquante et quatre-vingt, ne peut faire face à la demande.
De nombreux dossiers sont aujourd’hui en attente. Il faut en moyenne deux à trois ans pour espérer obtenir le précieux logement. Le taux de rotation dans ce secteur, contrairement à celui du privé, est très faible. Aussi toutes constructions nouvelles nous semblent-elles bien venues à l’image des quelques réalisations de ces dernières années. Bien qu’insuffisantes, puisqu’elles ne compensent pas les ventes effectuées par les bailleurs sociaux, elles n’en demeurent pas moins indispensables.
L’annonce par le maire de l’intention d’utiliser l’espace laissé par le prochain déménagement des services techniques (rue de la Sablière, rue Lenôtre) vers la zone d’activités du Bel-Air pour y faire une opération immobilière pourrait être une excellente idée. Deux problèmes néanmoins méritent d’être soulevés. Le premier est la livraison tardive de ces logements. Le second est le faible nombre de logements sociaux. Sur les 180 annoncés, 27 seulement relèveraient du secteur social, soit 15%.
Parler de mixité sociale, comme le fait le maire, pour cette opération est un abus de langage. Les quelques logements sociaux que l’on risque d’ailleurs de regrouper au plus près de la voie de chemin de fer ne se confondront pas avec les autres. Ensuite, il sera intéressant de voir le type de logements dont il s’agira : P.L.A.I., P.L.U.S., P.L.S. ? Autant dire que ce projet suscite de notre part un certain nombre de réserves.
Au-delà de l’effet d’annonce repris dans la presse locale, nous attendons de voir les éléments concrets du dossier pour prendre position. Cependant, nous ne pensons pas, compte tenu de la crise actuelle du logement, que l’on puisse envisager à Rambouillet des programmes immobiliers ne comportant pas entre 20 à 30% de logements sociaux.
L’effort est donc ici bien insuffisant à notre goût. Il nous faut développer un véritable parcours résidentiel : du logement d’urgence pour faire face à certaines situations de détresse au logement intermédiaire et traditionnel, en passant par les différents niveaux de logements sociaux. C’est cet équilibre que nous devons atteindre et qui garantit le « vivre ensemble » républicain.
Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme.
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