Dimanche 1 avril 2007
D’ici quelques mois, tous les services municipaux seront transférés dans la zone d’activités du Bel Air où un bâtiment flambant neuf devrait bientôt sortir de terre. Cette décision a été prise à l’unanimité lors du dernier conseil municipal pour faire face à l’exiguïté qui règne sur l’actuel site. Les locaux de la place de la Libération, don de Napoléon aux habitants de Rambouillet, devraient être bientôt vendus à un groupe hôtelier qui envisage d’en faire un casino. Une solution peut-être pour renflouer les caisses de la ville ?
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Samedi 31 mars 2007
Il n'y a pas de petites économies. Après la suppression de la patinoire cet hiver, c’est au tour du festival d’été de passer à la trappe. A ce rythme-là, il est probable qu’on va bientôt nous annoncer la fermeture de la médiathèque un jour sur deux par mesure d’économie ! Mais rassurez-vous, il est probablement prévu pendant feu le festival d’éclairer l’arrière de la mairie et le pont Hardy pour renouveler cet inoubliable succès de Noël !
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Samedi 31 mars 2007
Le Sous-Préfet de Rambouillet, par un courrier en date du 15 mars 2007, vient de nous donner raison. En effet, la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité oblige bien, même en période électorale, à réserver un espace d’expression à l’opposition dans les publications des collectivités locales. Pan sur le bec pour le maire de Rambouillet et son ministre ! Vous retrouverez donc dans le prochain Rambouillet-Infos notre tribune libre.
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Lundi 12 mars 2007

Sans la moindre concertation, Monsieur le maire de Rambouillet a pris la décision de supprimer à partir de mars 2007 et jusqu’au scrutin municipal de mars 2008 la tribune libre de l’opposition. Cette décision est à notre avis contraire à la loi. L’entrée dans la période électorale n’oblige pas à de telles mesures. Nous lui avons demandé en Conseil municipal de revenir sur sa décision et nous avons saisi Monsieur le Sous-Préfet pour qu’il nous donne un avis, avant que nous ne portions l’affaire devant le tribunal administratif.

Question diverse pour le conseil municipal du jeudi 8 mars 2007

                     

         Le groupe des élus PS, PC et apparentés à Monsieur le Maire

La loi du 15 janvier 1990 ne demande pas la suppression de la tribune libre de l’opposition, ni d’ailleurs celle de l’éditorial, dans les publications municipales en période électorale. En prenant ces mesures, vous faites une interprétation extrêmement restrictive du texte et tout particulièrement de l’article L.52-1 du Code électoral.

La pratique la plus répandue aujourd’hui est de les maintenir en partant du principe que pour ne pas être qualifiée de promotion ou de propagande électorale, la publication d’une collectivité devra avoir un caractère d’antériorité, être régulière, neutre et avec des informations identiques. Dans l’hypothèse où une tribune de l’opposition serait consacrée à la promotion d’un candidat, il appartient donc au président de l’exécutif de s’opposer à la parution du texte.

En plus, un espace d’expression accordé aux élus qui ne sont pas membres de la majorité a été rendu obligatoire par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité dans les publications des collectivités locales. Il nous paraît donc impensable que vous puissiez supprimer cette tribune sans notre accord.

En conséquence, nous vous demandons soit de revenir sur cette décision, soit d’interrompre pendant la période électorale la parution de votre publication.

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Mardi 6 mars 2007

Un point de l’ordre du jour du conseil municipal de janvier était consacré à la démarche qualité dans les services techniques et administratifs de notre commune. Sur le principe, on ne peut que se réjouir. Dans les faits, cette initiative est lourde d’ambiguïté. S’agit-il de rendre un meilleur service aux Rambolitains ou de dégager des marges de manœuvre financière ?

L’objectif de productivité clairement affiché s’accompagne d’une forte maîtrise des charges de personnel tant au niveau des salaires qu’en nombre de salariés. Le résultat peut se traduire par une dégradation du service. Nous ne remplacerons jamais le contact humain par des machines si performantes soient-elles.

Nous ne sommes pas opposés à une meilleure gestion du service public. Il doit s’adapter à l’évolution de nos modes de vie et mieux répondre aux nouvelles préoccupations de nos concitoyens, mais son adaptation ne veut pas dire sa remise en cause, voire sa disparition pure et simple.

La réduction des horaires d’ouverture des bureaux de poste dans notre canton a des conséquences non négligeables sur le bureau principal de Rambouillet où les queues s’allongent. De la même manière, la distribution postale dans notre commune subit depuis des mois des perturbations importantes liées à un manque de personnel de remplacement qualifié en cas d’absence des facteurs titulaires.

Nous avons demandé au maire d’intervenir auprès des responsables de La Poste. Nous avons aussi saisi Gérard Larcher, auteur d’un rapport sur la réforme des services postaux, pour qu’il intervienne auprès du gouvernement afin de donner à ce service public les moyens nécessaires à son fonctionnement.

Au mois de janvier, nous avons appris la fermeture programmée du point d’accueil au public de l’agence EDF-GDF de la rue Patenôtre. Malgré les dénégations de la direction, la réduction des horaires d’ouverture au public intervenue depuis deux ans préparait bien la suppression de cet accueil. A quand le déménagement des services techniques qui occupent encore le site ?

Faut-il aussi évoquer la dégradation du service depuis plusieurs années sur la ligne SNCF Paris-Chartres ? Horaires de moins en moins respectés, trains supprimés…Le manque d’investissement, tous gouvernements confondus, depuis au moins une trentaine d’années dans le réseau de banlieue au profit du TGV nous conduit aujourd’hui à une situation critique. Les locomotives, qui ont quarante ans d’âge en moyenne, sont à bout de souffle.

Les récentes commandes massives de matériel à l’initiative de la région Ile-de-France et du STIF (syndicat des transports d’Ile-de-France), présidé depuis un an et demi par le Président de la région, devraient permettre une amélioration, mais on ne rattrape pas en quelques mois un retard aussi important. Il faudra attendre au moins 2009 pour voir ces premiers matériels en ligne.

En attendant, la SNCF doit faire les efforts nécessaires pour mieux anticiper les difficultés et ne pas laisser les voyageurs sans information. Il en va de la crédibilité de cette grande entreprise publique.

La seule « démarche qualité » qui vaille est de renforcer nos services publics, garants de la solidarité entre tous les citoyens. Leur affaiblissement, voire leur disparition dans certains cas, est facteur d’inégalités sociales et territoriales. La logique du profit ne peut être la seule qui prévale dans notre société.

Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme

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