Samedi 25 novembre 2006

La suppression de la patinoire pour les fêtes de fin d’année est-il le signe annonciateur d’un prochain budget d’austérité ? Il y a de quoi s’interroger à la suite des déclarations de Madame Delecroix (adjointe au maire) dans la presse locale. La ville n’aurait plus les moyens de prendre en charge l’organisation et le coût de cette structure.

La seule animation un peu fédératrice dans cette ville est passée par pertes et profits au nom de considérations financières qui laissent un peu sceptique. Il serait donc impossible de trouver les 80 000 € nécessaires. Mais que l’on se rassure le pont Hardy et l’arrière de l’hôtel de ville seront pour la première fois illuminés et le 23 décembre nous aurons des échassiers déguisés, des clowns, des cracheurs de feu et même un jazz-band dans les rues !

Nous pensions, naïfs, que la forte hausse des impôts locaux en 2006 devait permettre d’améliorer l’offre de services. Il n’en est rien apparemment.

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 24 novembre 2006

1. La presse rambolitaine s’est faite l’écho d’une délibération du dernier Conseil municipal visant à créer une « Maison de l’emploi » pour toute la circonscription du Sud Yvelines. Après s’être félicité du succès de la lutte contre le chômage, grâce à l’action du ministre de l’Emploi et avant de présenter ce projet, l’Adjoint au Maire, « délégué pour toutes les affaires concernant l'emploi et les relations avec les organismes professionnels » introduit cette délibération en rappelant qu’elle constitue un exemple positif et concret d’application sur le terrain du plan de cohésion sociale du gouvernement.

Selon cette délibération, l’objectif de cette « Maison de l’emploi », est de regrouper au sein d’une structure unique l’ensemble des acteurs de l’emploi, de renforcer leur lien au service du développement économique, de l‘accueil et de l‘accompagnement des demandeurs d’emploi et des créateurs d’entreprises. A priori favorables à ce point de l’ordre du jour, sa présentation nous est apparue soudain comme un exercice de communication dans lequel ce projet, n’était uniquement qu’un effet d’annonce destiné à mettre en valeur l’action contre le chômage du gouvernement et du ministre de l’Emploi et de lui attribuer les résultats de la baisse du taux de chômage dans le bassin de Rambouillet (- 21% entre juillet 2005 et juillet 2006).

Cette impression s’est renforcée quand il nous a été précisé que les « demandeurs d’emplois » n’auraient pas directement accès à cette structure. L’ANPE et les ASSEDIC, de plus en plus en concurrence pour le reclassement des chômeurs, conservaient leurs locaux, ainsi que leurs systèmes d’information difficilement compatibles. Ainsi, rien ne changerait, tout au moins à court terme, quant au parcours périlleux de ces « demandeurs d’emplois » pour obtenir leur inscription dans les fichiers de ces organismes : le guichet unique, que nous souhaitons, ne pouvant être envisagé qu’à une date ultérieure indéterminée…

Nous ne pouvons qu’être dubitatifs sur cette politique de cohésion sociale, notamment quand beaucoup de chômeurs sont rayés de l’ANPE, pour diverses raisons dont ils ne sont pas souvent ou toujours responsables. Cette baisse artificielle du chômage entraîne une hausse sans précédent du nombre des RMIstes. La presse locale ne constate-t-elle pas, dans un autre article, une forte baisse du chômage dans les Yvelines compensée par une augmentation sans équivalent des allocataires du RMI ?

Nous nous sommes donc abstenus sur cette délibération, considérant que la politique de « cohésion sociale » du gouvernement a accentué les inégalités en générant une nouvelle précarité du travail, dont le CNE en est encore l’un des symboles le plus évident.

2. Il n’aura pas échappé au lecteur attentif de cette tribune que la municipalité a choisi de communiquer sur l’ouverture du 3e département de l’IUT de Rambouillet (antenne de l’IUT de Vélizy) par le biais d’un droit de réponse qui met en cause notre information sur le sujet. En fait, cette affaire traduit bien la cacophonie qui règne en ce moment au sein du gouvernement.

Lorsque nous rédigeons notre tribune et la remettons pour le 10 juillet 2006 (à paraître dans le numéro du mois de septembre), le ministre a rendu officiellement par courrier un avis négatif à l’ouverture de ce 3e département. Cette décision est d’ailleurs annoncée le 4 juillet 2006 par la présidente de l’université de Versailles-Saint-Quentin lors de la réunion du Comité d’orientation de cet établissement que préside notre collègue Didier Fischer et où siège, entre autres, Monsieur le Maire de Rambouillet. Cet épisode ne peut donc être ignoré des signataires du droit de réponse qui ne s’honorent pas en le passant sous silence et tentent de faire croire que notre liste serait mal informée.

Plus sérieusement, un ministre peut ainsi prendre en l’espace de deux mois deux décisions contradictoires sur le même sujet.

Nous nous réjouissons évidemment pour notre commune et pour les étudiants qui suivront cette nouvelle formation qu’il soit revenu sur sa décision.

        Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme.

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 13 novembre 2006

A l’issue du débat sur la demande d’une subvention au conseil général pour la réhabilitation de la piste d’athlétisme du Vieux Moulin, Monsieur Daniel Jean (adjoint à l’urbanisme) a déploré lors du dernier conseil municipal que la région ne fasse rien pour le sport. Cette assertion témoigne à la fois d’une méconnaissance des lois de décentralisation et de la volonté d’essayer d’ouvrir un contre-feu maladroit pour pallier l’absence de politique sportive digne de ce nom dans notre commune.

Les lois de décentralisation de 1982 et de 2004 ne donnent pas de compétence particulière à la région dans ce domaine. Et pourtant, la région Ile-de-France fait un effort non négligeable en consacrant au sport et loisirs un budget de plus de 25 millions d’€. Outre l’aide qu’elle apporte aux différentes ligues sportives et aux grands événements sportifs dont Rambouillet profite aussi - n’a-t-elle pas subventionné les Jeux mondiaux des personnes de petite taille en 2005 ? – elle aide à la création de gymnase à hauteur de 50% sur un montant plafonné à 2 millions d’€ à condition que durant la journée l’équipement soit mis à la disposition des lycéens.

Enfin par l’intermédiaire des contrats régionaux, la région peut financer jusqu’à hauteur de 45% sur un montant plafonné tout équipement sportif. Mais faut-il encore que la commune en respecte le règlement. Ce ne fut pas le cas de Rambouillet qui trouva le moyen de perdre en 2004 180 000 € de subvention régionale pour le terrain de football du stade du Vieux Moulin. On pourrait aussi évoquer l’important financement régional des bases de loisirs, le futur plan piscine (rénovation et construction) que la région devrait lancer en 2008, l’opération des ambassadeurs du sport qui permet aux élèves de rencontrer des champions français…etc…

Pour une collectivité territoriale qui n’a aucune compétence légale en la matière, ce n’est pas si mal. D’ailleurs la minorité UMP-UDF nous reproche assez à chaque séance du Conseil régional d’intervenir hors de nos compétences. Nous le faisons de manière raisonnable parce que cela est utile aux communes et sert l’intérêt général.

Alors évidemment, on peut encore demander plus, quitte à confondre la région avec un tiroir caisse. Mais venant de la part d’un membre éminent d’une majorité qui depuis 2001 n’a pas augmenté la part consacrée au sport dans ses budgets successifs, vous avouerez que cela est surprenant. Il y a néanmoins fort à parier qu’à l’approche des élections municipales un effort sera fait, même si ce dernier ne compensera pas cinq années de stagnation.

                                    Didier Fischer (conseiller municipal, conseiller régional).

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 14 octobre 2006

Il n’aura pas échappé au lecteur attentif du dernier numéro de Rambouillet-Infos (n° 179) que la municipalité a choisi de communiquer sur l’ouverture du 3e département de l’IUT de Rambouillet (antenne de l’IUT de Vélizy) par le biais d’un droit de réponse qui met en cause notre information sur le sujet.

En fait, cette affaire traduit bien la cacophonie qui règne en ce moment au sein du gouvernement. Lorsque nous rédigeons notre tribune et la remettons pour le 10 juillet 2006 (à paraître dans le n° 178 du mois de septembre), le ministre a rendu officiellement par courrier un avis négatif à l’ouverture de ce 3e département. Cette décision est d’ailleurs annoncée le 4 juillet 2006 par la présidente de l’université de Versailles-Saint-Quentin lors de la réunion du Comité d’orientation de cet établissement que préside notre collègue Didier Fischer et où siège, entre autres, Monsieur le Maire de Rambouillet.

Cet épisode ne peut donc être ignoré des signataires du droit de réponse qui ne s’honorent pas en le passant sous silence et tentent de faire croire que notre liste serait mal informée. Plus sérieusement, un ministre peut ainsi prendre en l’espace de deux mois deux décisions contradictoires sur le même sujet.

Nous nous réjouissons évidemment pour notre commune et pour les étudiants qui suivront cette nouvelle formation qu’il soit revenu sur sa décision.

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 6 octobre 2006

Monsieur André Le Bihan, directeur du site Siemens-VDO de Rambouillet, a rompu le silence et a détaillé devant la presse les grandes lignes du plan social. Départs volontaires, reclassements dans le groupe, licenciements sont les trois leviers de la suppression de 180 emplois.

150 personnes sont volontaires pour quitter l'entreprise, dont 45 dans le cadre d'une pré-retraite. 9 personnes acceptent un reclassement dans le groupe. Des discussions se poursuivent avec certaines. A l'heure actuelle la direction de l'entreprise est encore incapable de donner le nombre exact de licenciements. Entre 15 et 25, affirme-t-elle.  Elle estime néanmoins avoir limitée la casse sociale.

De son point de vue, cela ne fait aucun doute. Elle aurait pu avoir une situation beaucoup plus compliquée à gérer. Reste à savoir, au regard des graves difficultés que rencontre le groupe en Allemagne, si le site de Rambouillet ne risque pas de connaître d'autres restructurations beaucoup plus douloureuses.

A ce jour, la réaction des représentants du personnel au plan social n'est pas connue. Doit-on en déduire que "le climat de collaboration fructueuse" avec les partenaires sociaux décrit par le directeur du site lors de sa conférence de presse corresponde à une vérité partagée de tous ?

 

Vous pouvez nous faire parvenir en commentaire vos remarques et réflexions sur la suppression de ces emplois. Que pensez-vous de cette situation ?

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus