Jeudi 8 février 2007

Le multiplex du Bel Air n’est pas encore sorti de terre. L’opération, qui est au stade de l’étude, pourrait même se terminer par la disparition de tout cinéma à Rambouillet.

Selon les investisseurs, il ne peut être envisagé d’ouvrir ce type de structure sans une galerie commerciale comprenant un certain nombre de boutiques et un restaurant style « fast food ». L’extension de nouvelles implantations commerciales de périphérie, après celle de Carrefour, risquerait de porter un coup mortel au commerce de centre ville en crise depuis des années.

Les Rambolitains souhaitent-ils voir se poursuivre la colonisation de la rue de Gaulle par les banques, les agences immobilières, les agences de voyages et les opticiens ?

Il y avait un projet alternatif de cinq salles sur le site même de l’actuel cinéma. La mairie avait obtenu la maîtrise foncière de la quasi-totalité de l’espace nécessaire à l’exception de deux lots. Ces derniers auraient pu être acquis par expropriation. Après de longs mois de tergiversation, le maire s’y est refusé.

Cette décision s’avère aujourd’hui lourde de conséquence. Un multiplex et la poursuite de la descente aux enfers pour le petit commerce de centre ville. Le refus de cette opération et la fin programmée du cinéma de centre ville qui avec ces deux salles n’est plus à la hauteur des exigences d’un large public.

Dans les deux cas, c’est un certain art de vivre qui disparaît faute de n’avoir pas compris plus tôt la teneur des enjeux.

Par Les conseillers municipaux d'opposition - Publié dans : rambouilletrivegauche
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Dimanche 21 janvier 2007

Lors du dernier conseil municipal, Monsieur Larcher a présenté aux élus le rapport d’activités du SICTOM pour l’année 2005. Il s’est félicité d’avoir pu dégager un excédent de fonctionnement d’un million cinq cent mille euros. Le redressement serait selon lui « solide » et devrait permettre en 2008 une diminution de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Les efforts consentis par les Rambolitains - avec le doublement de la TEOM et la réduction du service en 2003 - seraient sur le point d’aboutir.

Nous ne voulons évidemment pas nier les progrès accomplis ces dernières années. La tenue d’une comptabilité d’engagement comme la loi l’oblige, la gestion optimisée des bacs de collecte, le contrôle de la qualité du tri et la poursuite de l’inscription sur la liste de la redevance spéciale de nouvelles entreprises vont indéniablement dans le bon sens. Il s’agit bien là d’une gestion en rupture avec le passé. Pourtant nous ne partageons pas tout l’optimisme du président du SICTOM.

Le déficit global de la section de fonctionnement, certes en réduction par rapport à l’exercice 2004, reste très élevé (7 461 567, 03 €), tandis que le total du budget affiche encore au compte administratif un déficit de 5 376 116, 50 €. Le redressement est à notre sens bien fragile. Et cela d’autant plus, que le coût du marché de collecte est à un niveau sans précédent. Il était de 3 742 179 € au en 2003, il dépasse aujourd’hui les 4 200 000 €. Cela freine indiscutablement le retour à l’équilibre. Ce dernier, prévu pour 2007, ne peut qu’être différé.

Lors de l’attribution du nouveau marché de collecte, nous étions intervenus en conseil municipal afin de dénoncer le caractère excessif de son coût pour des services en nette diminution (fin de la collecte au porte à porte des déchets verts, suppression dans les secteurs pavillonnaires d’un ramassage d’ordures ménagères sur deux, diminution du personnel dans les camions…). Au compte administratif 2002, le coût du marché de collecte (avant renégociation avec la SITA) était de 2 700 769 €, soit depuis une augmentation de près de 80 % ! Il est donc urgent de réviser les termes de ce marché. Et cela d’autant plus, que le tonnage collecté par habitant, hors redevance spéciale, est passé de 780 kg à 395 kg !

Nous constations l’année dernière que le SITREVA (syndicat dont dépend le SICTOM pour le retraitement des ordures) nous coûtait très cher. Il semble que des efforts de gestion aient été faits. Nous espérons qu’ils se poursuivront car notre santé financière dépend aussi de celle de ce syndicat. Il y a deux ans, nous demandions une renégociation de la délégation de service public, dont Valoryelle (filiale de la SITA), est titulaire depuis 1994, dans un sens moins favorable à cette entreprise. La négociation de l’avenant n° 9 nous donne semble-t-il un peu d’air, sans que les concessions faites par Valoryelle soient extraordinaires.

Nous craignons en définitive que le redressement reste illusoire dans la mesure où les coûts structurels sont toujours très élevés et que nous ne sachions jamais pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation. La justice semble bien lente à faire la lumière et à établir les responsabilités : quatre juges d’instruction en quatre ans, un dossier dépaysé de Chartres à Paris et confié au juge Pons. Sans évoquer l’éventualité d’interférences politiques, ce dernier, qui instruit déjà l’affaire Clearstream, peut-il consacrer le temps nécessaire à celle du SICTOM-SITREVA (ex SYMIRIS) ?

A l’aube de cette nouvelle année, et en espérant que cette affaire trouve rapidement sa solution, nous vous présentons nos vœux les meilleurs pour 2007. Vœux de bonheur, d’espoir, d’exigence citoyenne, à vous et à vos familles.

Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme.

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Samedi 23 décembre 2006

1°) Les impôts locaux

Depuis le début de cette mandature municipale, nous évoquons en permanence le désengagement de l’Etat dans le fonctionnement des communes et des autres collectivités territoriales, pour des raisons idéologiques, mais aussi de faillite économique. Cette politique nationale de déficits économiques et sociaux abyssaux, ainsi que des choix locaux, impliquent pour la majorité municipale d’augmenter de manière significative la fiscalité. Nous évoquions lors de la présentation du budget 2006 la progression de cette fiscalité des ménages de 4 % en moyenne dont le produit fiscal allait provoquer une augmentation de plus de 7 %. La conséquence de cette progression moyenne permettra à un certain nombre de nos concitoyens de constater sur leurs avis d’imposition que cette croissance s’est traduite par une évolution de plus de 17 % de leur taxe d’habitation et de plus de 8% de leur taxe foncière… Cependant, qu’ils se rassurent, cette pression fiscale sera beaucoup moins importante en 2007 et en 2008. Election municipale oblige !

2° Le vélo en ville

Après deux années de « travaux » de la commission, nous sommes surpris par le peu de résultats pour la promotion du vélo en ville. Une fête annuelle et quelques coups de peinture ici ou là, mais aucun plan de déplacement urbain prenant en compte ce moyen de transport, pas le moindre tronçon supplémentaire significatif de piste cyclable. Cette absence de volonté politique confine au pathétique dans une commune au cœur d’un des plus beau massif forestier de France. Nous attendons toujours (en vain ?) les premiers essais de contresens cyclistes. Il faut savoir qu’en application du code de l’environnement, à chaque fois qu’une rue est créée ou rénovée, un itinéraire cyclable sous la forme d’une piste ou d’une bande doit être aménagé. Serons-nous bientôt obligés, pour obtenir gain de cause, de saisir la juridiction compétente ? Cette question du vélo en ville ne peut être dissociée du projet de contournement Est et d’une remise à plat de l’ensemble du plan de circulation dans une ville de plus en plus engorgée par l’automobile.

3° Le prolongement de l’A12

Le ministre des transports a rendu public le choix de l’Etat. Il s’agira du pire des tracés : celui qui éventrera la ville de La Verrière. Face à des décisions d’un autre âge, il nous faut réaffirmer ce qui a toujours été la volonté des élus de l’opposition PS-PC et apparentés de notre liste : un aménagement conséquent de la N10, notamment dans sa traversée de Trappes, pour fluidifier la circulation, protéger les riverains des nuisances et éviter la construction d’une autoroute supplémentaire inappropriée. Pour cela, il faut aller bien au-delà de ce qui a été proposé au contrat de plan Etat-Région 2000-2006 (une couverture de 280 mètres devant la mairie de Trappes, l’aménagement de deux carrefours et la constitution in fine d’une forme de boulevard urbain) et demander la couverture de la N10 sur l’ensemble de la traversée de Trappes. Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse faire la même chose qu’à Neuilly-sur-Seine. La priorité doit être aussi donnée aux transports en commun par le prolongement de la troisième ligne ferroviaire de La Verrière à Rambouillet. Le passage à deux fois deux voies de la N10 de Rambouillet à Ablis est une nécessité pour une meilleure fluidité et sécurité du trafic. Il nous faudra néanmoins veiller à ce que notre ville ne soit pas plus coupée en deux qu’elle ne l’est actuellement. Au moins deux passages souterrains s’imposent pour réunir ses deux rives.

                              Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme

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Samedi 23 décembre 2006

La démocratie locale n’est pas une pratique habituelle à Rambouillet. Nous avons souvent dénoncé le peu de goût du maire pour cet exercice. Sur bien des sujets, les élus de l’opposition sont tenus à l’écart. Le dernier en date est l’installation d’un cinéma multiplex et d’un MacDo sur la zone d’activités du Bel-Air.

Nous avons appris fin octobre l’existence de ce projet par des indiscrétions émanant de personnes proches du dossier. Il a fallu attendre le mois de décembre pour avoir une première communication en commission d’urbanisme. Mais aucun débat n’a pu avoir lieu sur l’opportunité d’un tel équipement dans notre ville.

Tout laisse à penser que le dossier est bouclé. Le nom du directeur de ce cinéma de 7 salles est déjà connu. La démonstration est ainsi faite que l’avis des élus ne compte pas. Il ne restera plus, à l’opposition, qu’à manifester sa mauvaise humeur en conseil municipal. Nous réservons notre position à une étude détaillée du projet quand nous aurons enfin accès à tous les documents.

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Mardi 12 décembre 2006

 

La permanence de notre groupe se tiendra samedi 16 décembre de 10h à 11h, en mairie, bureau de la minorité, 3e étage.

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