Lors du dernier conseil municipal, Monsieur Larcher a présenté aux élus le rapport d’activités du SICTOM pour l’année 2005. Il s’est félicité d’avoir pu dégager un excédent de fonctionnement d’un million cinq cent mille euros. Le redressement serait selon lui « solide » et devrait permettre en 2008 une diminution de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Les efforts consentis par les Rambolitains - avec le doublement de la TEOM et la réduction du service en 2003 - seraient sur le point d’aboutir.
Nous ne voulons évidemment pas nier les progrès accomplis ces dernières années. La tenue d’une comptabilité d’engagement comme la loi l’oblige, la gestion optimisée des bacs de collecte, le contrôle de la qualité du tri et la poursuite de l’inscription sur la liste de la redevance spéciale de nouvelles entreprises vont indéniablement dans le bon sens. Il s’agit bien là d’une gestion en rupture avec le passé. Pourtant nous ne partageons pas tout l’optimisme du président du SICTOM.
Le déficit global de la section de fonctionnement, certes en réduction par rapport à l’exercice 2004, reste très élevé (7 461 567, 03 €), tandis que le total du budget affiche encore au compte administratif un déficit de 5 376 116, 50 €. Le redressement est à notre sens bien fragile. Et cela d’autant plus, que le coût du marché de collecte est à un niveau sans précédent. Il était de 3 742 179 € au en 2003, il dépasse aujourd’hui les 4 200 000 €. Cela freine indiscutablement le retour à l’équilibre. Ce dernier, prévu pour 2007, ne peut qu’être différé.
Lors de l’attribution du nouveau marché de collecte, nous étions intervenus en conseil municipal afin de dénoncer le caractère excessif de son coût pour des services en nette diminution (fin de la collecte au porte à porte des déchets verts, suppression dans les secteurs pavillonnaires d’un ramassage d’ordures ménagères sur deux, diminution du personnel dans les camions…). Au compte administratif 2002, le coût du marché de collecte (avant renégociation avec la SITA) était de 2 700 769 €, soit depuis une augmentation de près de 80 % ! Il est donc urgent de réviser les termes de ce marché. Et cela d’autant plus, que le tonnage collecté par habitant, hors redevance spéciale, est passé de 780 kg à 395 kg !
Nous constations l’année dernière que le SITREVA (syndicat dont dépend le SICTOM pour le retraitement des ordures) nous coûtait très cher. Il semble que des efforts de gestion aient été faits. Nous espérons qu’ils se poursuivront car notre santé financière dépend aussi de celle de ce syndicat. Il y a deux ans, nous demandions une renégociation de la délégation de service public, dont Valoryelle (filiale de la SITA), est titulaire depuis 1994, dans un sens moins favorable à cette entreprise. La négociation de l’avenant n° 9 nous donne semble-t-il un peu d’air, sans que les concessions faites par Valoryelle soient extraordinaires.
Nous craignons en définitive que le redressement reste illusoire dans la mesure où les coûts structurels sont toujours très élevés et que nous ne sachions jamais pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation. La justice semble bien lente à faire la lumière et à établir les responsabilités : quatre juges d’instruction en quatre ans, un dossier dépaysé de Chartres à Paris et confié au juge Pons. Sans évoquer l’éventualité d’interférences politiques, ce dernier, qui instruit déjà l’affaire Clearstream, peut-il consacrer le temps nécessaire à celle du SICTOM-SITREVA (ex SYMIRIS) ?
A l’aube de cette nouvelle année, et en espérant que cette affaire trouve rapidement sa solution, nous vous présentons nos vœux les meilleurs pour 2007. Vœux de bonheur, d’espoir, d’exigence citoyenne, à vous et à vos familles.
Joseph Lefoul, Didier Fischer, Julien Bonhomme.
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